Une femme battue condamnée à la prison avec sursis

Publié le par Eric Citoyen Mulhouse

Bonjour à toutes et tous,

A quoi ressemblera notre société dans 5 ans, dans 10 ans, dans ...

Déjà nous pouvons regarder ce à quoi elle ressemble aujourd'hui et elle n'est pas belle.

Notre système à plusieurs vitesses nous conduit dans le gouffre en... klaksonnant.

Une réflexion :

Les mesures sécuritaires ne sont elles sensées protéger les plus faibles ?


Il va falloir penser à brancher son réveil.

Luttons - Résistons

Eric bloggeur Mulhousien


PS : "CASSE TA TV UMP" C'est ta seule chance !




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vendredi 27 juillet 2007, mis à jour à 16:43

Justice

Une femme battue condamnée à la prison avec sursis Hélène Foyer

Molestée par son mari, une femme a été condamnée jeudi à Dunkerque à trois mois de prison avec sursis pour avoir soustrait ses enfants à leur père. Une décision de justice d'autant plus incompréhensible que les femmes battues sont désormais cause nationale. Inacceptable, en tous cas, pour Mauricette Sauvignon, vice-présidente de la Fédération nationale Solidarité femmes.

   

près avoir quitté le domicile familial avec ses enfants, une femme victime de violences conjugales a été condamnée jeudi à trois mois de prison avec sursis et devra s'acquitter d'une amende de 800 euros. La décision du tribunal de Dunkerque suscite beaucoup d'incompréhension, notamment du côté des associations.

"Avec des enfants, il y a problème"
"C'est complètement différent pour les femmes battues sans enfants. Là, parce que cette femme a des enfants, cela pose problème. Si elle reste au domicile, les services sociaux peuvent décider de placer les enfants, mais si elle part de son propre chef, on lui reproche de les soustraire à l'autorité de leur père", déplore Mauricette Sauvignon, vice-présidente de la Fédération nationale solidarité femmes, qui représentait la mère de famille pendant l'instruction. Avant de souligner que les enfants constituent surtout un moyen pour le père de se manifester auprès de la mère.

C'est début 2003 que la jeune femme entre en contact avec Sedire, une association basée à Dunkerque, membre de la Fédération nationale solidarité femmes. Battue par son mari, elle vient de quitter le domicile conjugal, emmenant avec elle ses enfants. Les faits de violence sont avérés, par sept jours d'interruption de travail. On lui trouve un logement à Dunkerque, loin de son mari.

Au mois de juillet de la même année, la mère de famille se rend à Nice, où des proches peuvent l'aider. Une procédure de divorce est en cours. En 2004, elle obtient la garde exclusive de ses enfants. Deux ans plus tard, après plusieurs reports d'audience, alors que le divorce doit être prononcé, l'avocate de son mari demande l'annulation de la procédure. Raison invoquée: l'adresse indiquée par la mère n'est pas celle où vivent les enfants. C'est vrai: pour se protéger, elle a donné l'adresse de l'association. La requête est acceptée.

Sedire et la jeune femme ont donc comparu une première fois, en décembre 2006, devant le tribunal de Dunkerque, qui a rendu son verdict cette semaine. L'association a été relaxée, la mère condamnée, pour "soustraction d'enfants". Un jugement bien mal compris par Mauricette Sauvignon: "Nous sommes tombés de haut, alors que le problème semblait avoir été clairement posé durant l'audience". La mère a immédiatement fait appel.

Publié dans Société

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