BOF !

Publié le par Eric Citoyen Mulhouse

Bonjour à toutes et tous,

La formule est connue , pour les toilettes c'est au fond à droite à l'extrême droite même !

Bises à toutes et tous .

Eric bloggeur Mulhousiens


PS : "CASSE TA TV" C'est ta seule chance !




DNA
 
Les compteurs à zéro
La motion - repoussée - des deux Vertes dissidentes exigeant hier soir la démission de Jean-Marie Bockel de son mandat de maire, a permis aux têtes de liste et à plusieurs autres élus de se (re)positionner - sans trop de langue de bois - sur l'échiquier politique mulhousien à l'horizon - c'était bien sûr implicite - de l'échéance municipale du printemps 2008.
Après avoir expédié les affaires courantes - en clair après avoir bouclé l'intégralité du conseil municipal - on est passé au 36e point qui ne figurait pas en tant que tel à l'ordre du jour. Il s'agissait de la motion - signée par les deux dissidentes Vertes et cautionnée par le grand absent de la soirée, l'adjoint démissionnaire Pierre Freyburger qui avait donné procuration à l'une des deux Vertes - de la motion, donc, réclamant la démission du maire en exercice et ci-devant secrétaire d'Etat à la Coopération et à la Francophonie.
 Ayant fait le choix de se rallier « à Nicolas Sarkozy qui mène une politique de droite », comment Jean-Marie Bockel - élu par une coalition de gauche - « peut-il prétendre encore représenter ses électeurs ? », interroge Djamila Sonzogni qui rappelle que les Verts s'opposent depuis toujours au cumul des mandats. « Nous estimons que le travail du maire d'une grande ville est un travail à temps plein », affirment-elles avant de demander la démission de JMB.

Gérard Freulet : « Si mesdames Sonzogni et Schweitzer, les deux coucous des bois élues grâce à Jean-Marie Bockel... »

Une motion qui va déclencher une douzaine d'interventions où chacun, quand c'est nécessaire, rappelle son parcours et son positionnement au sein du conseil municipal bollwerkien depuis mars 2001.
 Bernard Stoessel (Modem -ex-UDF) ouvre le feu : « Il est admis qu'en plus de ses attributions spécifiques, celui qui est ainsi désigné au gouvernement a vocation à se préoccuper en outre de la meilleure défense possible des intérêts de sa région au niveau national, en l'occurrence l'Alsace. Ce qui est vrai pour l'Alsace l'est encore plus pour les Mulhousiens quand c'est une personnalité mulhousienne qui est en cause. (...) Nous jugerons sur les actes. »
 Le Villiériste Gérard Freulet, qui approuve cette « ouverture aux compétences » (du gouvernement Sarkozy : ndlr) n'entend pas s'associer « à la motion de mesdames Sonzogni et Schweitzer, les deux coucous des bois élues grâce à Jean-Marie Bockel. Si elles refusent de s'associer avec lui, la logique voudrait qu'elles démissionnassent ! » (sic).

L'UMP à JMB : « Maintenant que vous vous êtes dégagés du carcan de la gauche la plus conservatrice... »

C'est « un soutien sans réserve » qu'apportent à JMB les trois élus UMP du conseil, dans une déclaration lue par Liliane Luce-Pionnier qui ne craint pas de conclure : « Nous espérons, maintentant que vous vous êtes dégagés du carcan de la gauche la plus conservatrice, que vous serez ouvert à nos propositions. »
 Révélation saluée par de nombreux « Ah ! » dans l'assistance et signée par René-Albert Ehlinger (divers droite) : « Je ne me considère plus, aujourd'hui, comme étant votre opposant. »
 Commentaire de Michel Bourguet « qui n'a pas le droit de s'exprimer au nom des Verts » (on n'entrera pas dans le détail : ndlr)  : « Un homme de gauche dans un gouvernement de droite, en France, c'est nouveau. Mais c'est très courant dans d'autres pays européens. »

Edouard Boeglin : « J'ai coutume de dire que Jean-Marie Bockel est le moins pire des hommes politiques alsaciens »

Henri Metzger (Alternatifs) : « Je ne voterai pas cette motion de défiance. Pour la suite, on verra au printemps 2008. » Pour Edouard Boeglin (MRC - Mouvement Républicain et Citoyen)  : « J'ai coutume de dire que Jean-Marie Bockel est le moins pire des hommes politiques alsaciens. Et que ce "moins pire" ait été nommé au gouvernement, c'est plutôt une bonne chose ! »
 Au nom du Parti radical de gauche, Jean-Pierre Walter annonce : « On reste solidaire. » En tant que militante de gauche, Annette Bour redit sa « fureur que vous soyiez secrétaire d'Etat. Mais je ne voterai pas la motion des Verts car vous faites du bon boulot à la Ville et à la Camsa ».

Denis Rambaud : « C'est un joli coup de chapeau - même à droite - qui est donné au maire »

Le 1er adjoint Eugène Riedweg se veut pragmatique : « Il n'y a pas lieu de discuter cette motion puisqu'elle ne concerne que le groupe majoritaire. Le mandat actuel est la continuation des deux mandats précédents et le groupe majoritaire a déjà clairement soutenu Jean-Marie Bockel. »
 Même son de cloche avec Denis Rambaud qui complète : « Où est la légitimité de Mme Sonzogni, qui prétend s'ériger comme porte-parole de la gauche ? Et puis Jean-Marie Bockel a reçu de nombreux soutiens et est félicité notamment dans les quartiers difficiles, fiers de voir leur maire au gouvernement. C'est un joli coup de chapeau - y compris de la droite - qui est donné à Jean-Marie Bockel. »
 Le maire a notamment répondu : « On ne peut pas dire que ma décision ait été mal comprise à Mulhouse - même si cela va au-delà de ma personne. Je me suis organisé en tant que sénateur, je m'organise comme secrétaire d'Etat, même si ce sera plus difficile. Je respecterai jusqu'au dernier jour, dans la lettre et l'esprit, le contrat municipal que j'ai signé en 2001. Quant à la liste d'entente communale que je conduirai au printemps 2008, j'en parlerai en temps utile. »

Pierre-Marie Gallais

 
 
Région
Conseil municipal/ Mulhouse

<http://www.dna.fr/perm/dyn/imprimer.php?link=/local/region/20070717_DNA004184.html&amp;pagepub=region&amp;rubrique=Région> <http://www.dna.fr/perm/mail_ami/index.php?ki=20070717_DNA004184>
 
Les Verts contre Bockel
Le premier conseil municipal après la nomination du maire Jean-Marie Bockel aux fonctions de secrétaire d'Etat à la Coopération et à la Francophonie a été l'occasion d'une vive mise au point entre les élus qui se sont positionnés en vue des municipales 2008.
Une motion de défiance a été déposée par les deux élus Verts Djamila Sonzogni et Cléo Schweitzer. Le groupe Verts contre le cumul des mandats a ainsi demandé la démission de M. Bockel : « Comment peut-il se dire de gauche et défendre les valeurs de gauche alors qu'il collabore désormais avec un président de droite ? » se sont-elles interrogées. A la suite de cette motion de défiance, chaque tête de liste a pris la parole. Le plus souvent pour applaudir M. Bockel. Le Modem Bernard Stoessel a souhaité à M. Bockel ses « voeux les plus sincères pour la réussite de sa double mission ». L'UMP Liliane Luce-Pionnier s'est joint aux félicitations en espérant que : «  Maintenant que vous vous êtes dégagé du carcan de la gauche la plus conservatrice, vous serez ouvert à nos propositions ». L'élu villiériste Gérard Freulet a qualifié les deux jeunes élues Verts de « deux coucous des bois qui feront trois petits tours et puis s'en vont ».
Du côté socialiste, l'heure était également aux louanges. Seule Annette Bour qui comme les PS Pierre Freyburger, Roger Imbéry et Gilbert Buttazzoni s'était prononcée contre la nomination de M. Bockel a signifié son mécontentement tout en reconnaissant « son bon boulot à la Ville ».
Le tour est enfin venu à Jean-Marie Bockel. «On ne peut pas dire que ma décision a été mal reçue à Mulhouse. Ma présence en moins sera compensée par le poids que j'aurai en plus . »
Résultat : seuls Djamila Songozni, Cléo Schweitzer et l'adjoint Pierre Freyburger par procuration ont voté pour la motion de défiance.

Sonia de Araujo

Édition du Mar 17 juil. 2007


 
 
 
 
L’ALSACE

 
Mulhouse L’adjoint Freyburger démis de ses délégations
Le conseil municipal de Mulhouse a longuement débattu hier soir d’une motion déposée par les conseillères des Verts, Djamila Sonzogni et Cléo Schweitzer, demandant la démission du maire à cause de son entrée au gouvernement.
La motion a été rejetée. Les groupes UDF et UMP ont refusé de prendre part au vote estimant qu’il s’agissait d’un problème interne au groupe majoritaire qui a logiquement voté contre ce texte.
Les deux signataires de la motion ont voté pour et produit la procuration de l’adjoint Pierre Freyburger, qui s’associe ainsi à cet appel à la démission du maire.
Jean-Marie Bockel a mis fin dans la minute qui a suivi la fin de la séance du conseil municipal aux délégations de l’adjoint Pierre Freyburger. En revanche, Pierre Freyburger reste vice-président de la Camsa.
Pierre Freyburger, absent hier soir pour des raisons inconnues, a donc choisi une rupture plus rapide. Son rapprochement d’avec les Verts du courant Sonzogni peut laisser imaginer une stratégie commune aux prochaines municipales.

 
 
 
Conseil municipal Chaude l’ambiance, chaude la motion
Le secrétaire d’État Jean-Marie Bockel a été soutenu unanimement par sa majorité — et pas désavoué par le plus gros de son opposition.
Il fallait s’y attendre, il y a eu quelques vagues — dans une salle pas seulement surchauffée par une climatisation qui a rendu l’âme en cours de séance. Mais le clash que pronostiquaient certains (et que sans doute espéraient d’autres) ne s’est pas produit hier soir.
Au nom de « groupe Vert », Chléo Schweitzer et Djamila Sonzogni présentent une « motion de défiance » : « Tête de liste et membre du parti socialiste, Jean-Marie Bockel a été élu par une coalition de gauche sur des options de gauche. Il a fait le choix personnel de se rallier à Nicolas Sarkozy, dont les valeurs sont différentes et qui mène une politique de droite. C’est pourquoi, au nom des électeurs de gauche, nous demandons à M. Bockel d’aller jusqu’au bout de son choix et de démissionner de son poste de maire… »
Le groupe Modem de Bernard Stoessel, au contraire, « s’associe aux félicitations » adressées au maire et lui présente « ses vœux les plus sincères pour la réussite de sa double mission », nationale et locale. « Il ne sera sans doute pas facile pour vous d’être le représentant du gouvernement dans les mois à venir… », observe Bernard Stoessel. « Mais nous ne ferons de procès d’intention ni au gouvernement ni à vous-même. Nous jugerons sur les actes»
Félicitations aussi du groupe villiériste de Gérard Freulet : « J’ai longtemps combattu la dérive socialiste de Jean-Marie Bockel mais il a revu sa copie. Il est temps de fédérer les compétences. L’union des forces vives de Mulhouse doit prévaloir, au-delà de ce qui a pu nous séparer… »
Au nom du groupe UMP Liliane Luce-Pionnier « refuse les querelles de personnes » : « Nous continuerons à intervenir au service de l’intérêt général. Nous espérons, monsieur le maire, maintenant que vous êtes dégagé du carcan de la gauche la plus conservatrice, que vous serez ouvert à nos propositions… »
« Par souci de cohérence sarkozyste, je ne me considère plus comme votre opposant… », lance René-Albert Ehlinger (divers droite).
Michel Bourguet, suspendu par les Verts, souhaite « poursuivre son action » au sein du groupe majoritaire : « Bockel est un homme de gauche dans un gouvernement de droite, ça surprend chez nous mais ça existe ailleurs… »
« Psychothérapie »

L’alternatif Henri Metzger a un peu plus de mal : « J’ai pu travailler au conseil municipal, je continue en restant mobilisé. En mars, nous verrons… » Annette Bour a plus de mal encore : « La militante de gauche que je suis est très désorientée mais je ne voterai pas la motion… » « J’ai signé un contrat de confiance sur un programme progressiste et démocratique jusqu’en 2008 et j’irai jusqu’au bout… », déclare le MRC Edouard Boeglin. L’idée du contrat d’action municipale à remplir est reprise aussi bien par le PRG Jean-Pierre Walter que par le président du groupe majoritaire Denis Rambaud.
La motion n’est approuvée que par trois voix : les deux Vertes — plus une procuration que leur a laissée Pierre Freyburger, absent de la séance. Les groupes UMP et Modem ne prennent pas part au vote — Bernard Stoessel considérant qu’il relève de la seule « psychothérapie de groupe majoritaire ».
Stéphane Samacoïtz

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