L'extension du vote électronique fait débat

Publié le par Eric Citoyen Mulhouse

Bonjour,


Encore un article, juste dommage que le débat n'est eu lieu avant, c'est ce qui s'appelle la Démocratie participative ou la trahison des électeurs active à MULHOUSE !

En tous cas c'est faire le jeu de Nicolas SARKOZY & de Jean-marie LE PEN !

Merci JMB.

A bientôt

Eric

A LIRE : http://www.lexpress.fr/info/france/elysee_2007/actu.asp?id=10878

 

 

Polémique

L'extension du vote électronique fait débat LEXPRESS.fr avec Reuters

Le vote électronique concernera lors de l'élection présidentielle plus de 1,5 million d'inscrits dans 82 communes de plus de 3500 habitants. Certains spécialistes craignent, malgré l'emploi de machines à voter agréées par le ministère de l'Intérieur, des erreurs et des fraudes

   

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e vote électronique, qui concernera lors de l'élection présidentielle plus de 1,5 million d'inscrits dans 82 communes de plus de 3500 habitants, inquiète certains spécialistes qui craignent erreurs et fraude.

Même si les machines à voter doivent être choisies obligatoirement parmi trois modèles agréés par le ministère de l'Intérieur, qui a imposé 114 exigences dans un règlement technique de 2003, leur maniement poserait problème.

Un laboratoire de l'université Paul Verlaine de Metz, qui a réalisé une étude et des tests de vote sur deux de ces machines, conclut qu'environ un quart des électeurs qui les utiliseront risque de se tromper dans le vote, de renoncer ou de ne pas arriver au bout de la procédure, en raison de problèmes d'ergonomie visuelle.

Un tel pourcentage appliqué au vote de dimanche remettrait en cause la validité d'environ 375.000 votes, souligne l'université.

"Nous avons mis en évidence que la procédure de vote était trop complexe et que l'ergonomie (écran tactile, touches en relief, dialogue vocal?) n'était pas adaptée à de nombreux handicaps", estime cette université dans un communiqué.

Quatre "seniors" sur sept ne sont pas parvenus à voter dans le test du laboratoire, ainsi que trois 'déficients visuels' sur quatre. Le laboratoire propose de maintenir un dispositif de vote traditionnel pour les personnes âgées de plus de 65 ans ou les handicapés, afin de prévenir les risques.

D'autres problèmes ont été soulevés devant la justice concernant la commune d'Issy-les-Moulineaux, ville dont le député-maire est André Santini (UDF rallié à Nicolas Sarkozy).

Tous les bureaux de vote seront électroniques. Cette commune a dû changer in extremis ses machines pour adopter un matériel en conformité avec les normes du ministère de l'Intérieur, mais des plaignants ont considéré que la garantie contre la fraude n'était pas suffisante.

Risques juridiques sur l'élection
Un juge des référés a rejeté mardi dernier un recours demandant la suspension de l'institution du vote électronique dans cette commune, estimant qu'à supposer établis les problèmes de légalité posés par ces machines, "une telle circonstance ne permet pas à elle seule de caractériser une atteinte grave à la liberté fondamentale du droit de suffrage".

Les critiques visant le vote électronique se multiplient cependant, notamment sur internet. Une pétition lancée sur un site ordinateurs-de-vote.org avait recueilli vendredi après-midi plus de 73.000 signatures.

Leurs animateurs appellent les électeurs à signaler les incidents aux présidents des bureaux de vote et à faire annexer leurs remarques sur les procès-verbaux du vote, ou d'écrire à leurs élus.

Les critiques sur le vote électronique ne sont pas neuves. En février et mars derniers, le député radical de gauche Roger-Gérard Schwartzenberg et le PS ont écrit au ministre de l'Intérieur d'alors, Nicolas Sarkozy, pour lui demander - en vain - un moratoire sur l'utilisation de ces machines.

L'élargissement du vote électronique n'a été précédé d'aucun débat public suffisant, estiment les élus de gauche.

En cas de scrutin très serré, le risque d'un contentieux judiciaire n'est pas totalement à exclure. En effet, une jurisprudence plutôt négative sur ce mode de scrutin existe à la Cour de cassation.

La plus haute juridiction pénale et civile française a en effet annulé dans un arrêt de 2003 les élections des représentants d'un conseil d'administration d'une société de HLM, au motif que le vote électronique utilisé ne garantissait pas la confidentialité du vote.

Un litige éventuel sur le résultat final du scrutin présidentiel serait tranché par le Conseil constitutionnel.

Cette institution a estimé, dans un communiqué publié le 29 mars, que le fonctionnement des machines avait "donné parfaite satisfaction sur tous les scrutins antérieurs (régionaux et cantonaux de 2004, élections européennes de 2004, référendum de 2005) où elles n'ont donné lieu à aucun contentieux".

Publié dans Machine à voter

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