Révélations : un double jeu de machines à voter à Issy-les-moulineaux

Publié le par Eric Citoyen Mulhouse

Bonjour,

Le bonheur des uns,...

Ici à MULHOUSE malgré la contestation qui enfle, rien ne bouge !

Vous pouvez constater que c'est un socialiste président d'un bureau de vote qui se plaint, que ferait il à Mulhouse ?


Tout va bien.

A bientôt.

Eric

Deux générations de machines « iVotronic » ont été livrées à Issy-les-Moulineaux. Mais les modèles dernier cri - qui ont servi à former les assesseurs et les présidents de bureaux de vote - n'ont pas reçu l'agrément du ministère de l'intérieur. De quoi alimenter un peu plus la polémique...


 
Alors que plusieurs électeurs d'Issy-les-moulineaux ont déposé en fin de matinée une requête en référé de liberté au tribunal administratif de Versailles, un représentant de la société ES&S a annoncé à Marianne2007.info avoir livré des machines à voter « iVotronic » qui n'ont pas encore été agréées par le ministère de l'Intérieur. « Dans chaque municipalité nous avons prévu en nombre équivalent deux modèles de machines à voter. Un modèle certifié en 2005 et un modèle nouvelle génération qui permet au président du bureau de vote d'actionner la machine de son bureau grâce à un boîtier déporté » explique Denis Muthuon, directeur commercial de ES&S en France, qui fournit aussi les villes de Saint-Malo, Meylan et Noisy-le-sec.

Toutefois ces nouvelles machines ne pourront pas être utilisées dimanche prochain faute d'avoir reçu l'agrément à temps. Problème : à Issy-les-Moulineaux, la formation des assesseurs et des présidents de bureau de vote s'est déroulée sur des modèles nouvelle génération.

Colère d'un président de bureau de vote
D'où la colère noire de Laurent Pieuchot, conseiller municipal socialiste et président d'un bureau de vote qui crie au scandale lorsqu'il apprend la nouvelle en début d'après-midi : « Ils nous avaient promis que les machines qu'ils nous présentaient pendant les formations étaient celles qui serviraient le 22 avril. Ils nous ont menti !»

Cet élu ignorait que 120 machines avaient été livrées alors que seulement 60 avaient été commandées pour les 40 bureaux de vote de la ville. Par ailleurs, Laurent Pieuchot s'inquiéte de l'absence de boîtier à distance. Cette sorte de télécommande permet en effet d'enclencher la machine après chaque vote. Privé de son boîtier,« le président du bureau de vote sera obligé de se tenir à côté de l'électeur au risque de le gêner. Puis devra rentrer dans l'urne après chaque vote pour démarrer une session. On peut s'attendre à des files d'attentes conséquentes » explique-t-il.

Une urne transparente, ce serait plus simple
Du côté de ES&S, on confirme que les nouvelles machines à voter étaient « bien plus performantes en termes de confort et de gestion des flux. C'est d'ailleurs ce produit qui est demandé par les mairies. Nous espérons que ce boîtier sera certifié très rapidement » affirme Denis Muthuon.

Mais pour Laurent Peutiot, la présence ou l'absence de boîtier ne change rien au problème de fond. Il annonce déjà que s'il attestera peut-être du « bon déroulement des opérations, il sera impossible d'attester de l'exactitude des résultats. Même si la machine affiche 0, je ne peux pas m'assurer qu'aucun vote n'a été enregistré avant. Alors qu'avec une urne transparente, il n'y a aucun doute ».

Mardi 17 Avril 2007
Octave Bonnaud

Publié dans Machine à voter

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