Le monde "Machines à voter : les maires entre économies et démocratie"

Publié le par Eric Citoyen Mulhouse

Bonjour,

Un article du monde pour poursuivre le débat...

Il est intéressant de remarquer encore que les choses se présentes entre deux choix "l'économie et la démocratie"...

Etrange conception de la vision d'une nation ?

A suivre ...

Eric


LE MONDE POUR MATINPLUS | 13.04.07 | 06h24

La France entre dans une longue période électorale : deux tours de présidentielle, puis les élections législatives en juin, et enfin, au printemps 2008, les municipales. "C'est le moment idéal pour investir dans des machines à voter", explique Eric Legale, directeur de la communication de la mairie d'Issy-les-Moulineaux. La ville d'André Santini vient d'acquérir une soixantaine de machines pour la somme de 300 000 euros. Un investissement, dit-on au sein de la majorité municipale : "Plus besoin de scrutateurs, de papier, l'organisation s'allège. Dans trois ans, les machines seront amorties", assure Eric Legale.
 

Pour l'opposition, "il s'agit d'un déni de démocratie. L'achat des machines n'a même pas été débattu en conseil municipal, dénonce Joseph Dion, secrétaire de la section du Parti socialiste d'Issy-les-Moulineaux. Le modèle acheté par la mairie n'offre pas la possibilité de recomptage manuel en cas de litige, il n'y a pas de contrôle visuel.""il aurait été préférable d'attendre des machines de seconde génération", d'autant que, affirme-t-il, "des Isséens ont affirmé qu'ils ne voteraient pas, de peur que leur vote soit détourné. C'est une régression. Le vote électronique ne doit pas être un frein à ce geste citoyen." Selon lui,

"Il existe un déficit de confiance, reconnaît Eric Legale. Mais les mentalités évolueront. Et s'il y a une volonté de tricher, ce n'est pas parce que le système de scrutin est traditionnel que la tentative de fraude n'aura pas lieu." La maire UDF de Noisy-le-Sec (Seine-Saint-Denis), Nicole Rivoire, doit aussi faire face à son opposition. Toutefois, les machines à voter ne sont pas l'apanage des villes de droite. Marc Everbecq, maire communiste de Bagnolet, a équipé sa ville avant le dernier référendum. Un choix critiqué au sein de sa commune.

Eric Nunès

Publié dans Machine à voter

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